Comment gérer les crises de ses enfants ?


éducation bienviellante / dimanche, janvier 21st, 2018

 

Tout le monde a eu ou aura à gérer une crise de nerf des enfants ou de pleurs . Souvent on se retrouve désemparé, surtout si on est en public. Tous les regards (désapprobateurs ??? surement des gens qui n’ont jamais eu d’enfants…ou qui confondent éducation et Légion Etrangère 😊 ).

Le pire c’est que souvent, afin de reprendre le contrôle de la situation, on peut être amené à dire à son enfant des mots ou des phrases, dont on sait forcément qu’ils sont blessants pour lui. Ou alors, démuni, stressé , à bout de nerf et fatigué, on essaie de reprendre la situation en main , en claquant des propos , comme on claquerait d’un fouet, qui font l’effet d’une bombe dans l’esprit de nos enfants. Et tel un cancer ou une bombe à retardement, ils risquent de faire des dégâts longtemps dans l’évolution de nos « zamours ».

N’oublions pas , dans une situation tendue ou de crise de nerf ou de colère des enfants , c’est nous l’adulte , et donc si on se comporte comme un jeune de 5 ans , en se roulant par terre , la situation ne risque pas de s’arranger .

J’exagère , c’est pour le trait d’humour , mais ce que je veux illustrer ainsi, c’est que , dans ce genre de situation , nous devons faire preuve de sang-froid.

Comme le dit si bien Isabelle Filliozat, chaque crise de l’enfant traduit un manque, un problème, un besoin non résolu.

Cela veut dire que plutôt qu’entrer en conflit avec son enfant, il faut chercher à comprendre son besoin non exprimé par la crise de nerf : FAIRE PREUVE D’EMPATHIE .

En plus vous verrez que si vous n’entrez plus en conflit systématiquement avec votre enfant, car vous abandonnez le rapport de force (je suis le chef à la maison, et ils doivent obéir coute que coute) , les relations vont changer , seront plus sereines , et les crises moins nombreuses et moins longues.

J’ai testé moi-même sur Apolline, ma fille de 3 ans. Avant 4 ans, les enfants ont du mal a gérer leur émotion, d’où les crises de nerfs , de larmes et de pleurs quand ça va mal. Bien sur, on s’énerve, on crie plus fort , ça s’envenime et ça finit en crise de nerf et en punition en tout genre. Et si le grand frère à le malheur de passer par la, ben tant pis pour lui, il prend aussi…

La solution , c’est au minimum de garder son calme soi même . Si on est en public , ON S EN FOUT DES GENS , ON NE LES CONNAIT PAS , ET SI ON LES CONNAIT , BEN LE BIEN ETRE DE NOS AMOURS VAUT PLUS QUE LEUR REGARD. Ensuite, on établit un contact physique, au moins en touchant notre enfant, par exemple en lui caressant  le bras ou l’épaule.

Si je peux et si elle en a envie, je lui dis « viens faire un câlin, viens dans mes bras » , et je peux vous dire que quand elle vient dans mes bras , elle sert mon cou très fort , et que ça lui fait du bien.

Ensuite, le problème des jeunes enfants, c’est que du fait de son âge, ils n’arrivent pas encore à exprimer ses émotions, et encore moins à réguler leur trop-plein d’émotion. Et ils se retrouvent prisonniers d’un flot de sentiment qu’ils n’arrivent pas à stopper et à canaliser.

Inscrivez vous à la NEWSLETTER afin de ne louper aucun conseil et recevez en cadeau le kit GRATUIT de démarrage de la parentalité positive.

On peut les aider en cherchant à appliquer des mots sur ce qu’ils ressentent. Déjà ils se sentiront compris . Et ils verront le chemin pour exprimer leur frustration autrement qu’à travers les larmes.

D’abord , tout en favorisant le contact physique, on leur fait comprendre qu’on a compris ce qu’il leur arrive et qu’on l’accepte en leur parlant : « je vois que tu es en colère et que c’est pour cela que tu cries , tu as le droit d’être mécontent» .

Après on peut nuancer son comportement : « par contre, je ne suis pas d’accord d’avoir jeté ton jouet , tapé ton petit frère, jeté ton assiette par terre » si éventuellement c’est le cas.

Et on essaie de mettre des mots sur son attitude, afin de l’aider à traduire son mal-être : «  tu es en colère par ce que je t’ai dit ? »,  ou en commence par l’interroger : « pourquoi es tu en colère ? » et si il ou elle ne répond pas , on essaie de traduite à sa place.

Et on explique pourquoi on a agit ainsi : « on ne peut pas acheter des jouets à chaque fois que l’on fait des courses » par exemple.

conclusion

Et je peux vous dire que depuis que j’ai mis en place cette routine, les  crises de ma fille se sont éloignées et qu’elle n’en fait quasi plus jamais.

Bien sur dès fois elle râle et pleure (c’est un enfant après tout) mais c’est quasi fini les hurlements qu’elle n’arrive pas à gérer.

cliquez sur le lien si vous voulez connaitre plus la discipline positive 

je suis formateur en discipline positive de Jane Nelsen et Lynn Liott , j’anime des ateliers , des séminaires et des conférences sur ce qu’est la Discipline Positive.

Si vous voulez me connaitre plus , allez sur la page a propos ou présentation du blog . 

n’hésitez pas  à me joindre par mail pour connaitre les dates des prochains ateliers.

laissez moi vos commentaires pour me dire si vous voulez plus d’articles comme celui ci

2 réponses à « Comment gérer les crises de ses enfants ? »

  1. Nice one !
    J’aime bien cette stratégie pour aider la gestion des crises de nos bambins
    Je me suis reconnu dans le père histérique (à taper des pieds et crier aussi fort que ma fille lorsque j’étais plus que très fatigué et incapable de supporter quoi que ce soit…
    Maintenant ça va mieux
    Et vous les autres lecteurs qu’en pensez-vous ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.