Faut-il prendre un bébé dans ses bras dès qu’il pleure?


développement de l'enfant / lundi, juillet 2nd, 2018

Faut-il prendre un bébé dans ses bras dès qu’il pleure?

Faut il laisser pleurer bébé ? « Si tu continues à le prendre tout le temps à bras, tu ne vas pas t’en sortir ».

« Non mais arrêtes de le prendre dans tes bras, tu vas en faire un capricieux ».

« Laisse le pleurer un peu avant de le prendre, ça lui apprendra l’autonomie ».

Qui n’a jamais entendu ces conseils ? Ou ces ordres, souvent dit sur un ton culpabilisant, vous laissant le goût amer d’être un mauvais parent.

 Qui n’a jamais doublement culpabilisé à entendre son bébé crier et pleurer? D’abord pour bébé, et en plus vis-à-vis des personnes bien intentionnées qui vous soufflent de ne pas bouger tout de suite ?

Que faut-il faire ?

Laisser son bébé pleurer et ne le consoler qu’après un petit moment ? Ou au contraire, aller le consoler immédiatement ?

Pour savoir quoi faire, je vais me baser sur les études récentes sur ce sujet. Et aussi sur les découvertes des neurosciences sur le fonctionnement du cerveau de bébé.

Qui n’aime pas faire des câlins et des bisous à ses bébés d’amour ? C’est un geste naturel, que nous aimons beaucoup pratiquer. D’ailleurs, eux aussi aiment les recevoir.  🙂 

Et ces gestes ne sont pas que des simples preuves de tendresses et d’amour vis-à-vis de sa progéniture. Ils ont des conséquences bien plus profondes et bénéfiques sur l’évolution future des enfants.

laisser pleurer bébé
laisser pleurer bébé

Il faut quand même noter qu’aucune étude scientifique n’est venue prouver que le fait de prendre régulièrement ses enfants dans ses bras avait une quelconque conséquence néfaste sur les personnalités. Ni que cela était néfaste de les prendre dans les bras s’ils pleuraient. On n’a jamais démontré non plus que cela va faire des enfants-rois. C’est plus du domaine de la légende ou du mythe moderne.

A l’inverse, des études ont montré que ne pas prendre les bébés dans ses bras pouvait avoir des conséquences très négatives sur leurs développements psychologique.

Les premières études

Les premières études à avoir constaté cela proviennent de l’observation du manque de contacts physiques des nourrissons dans les orphelinats.

Des auteurs, comme John Bowly, Harry Harlow et Mary Ainsworht ont théorisé ce concept. Il est connu sous le nom de la théorie de l’attachement. En résumé, l’attachement est le lien qui lie l’enfant avec les personnes qui s’occupent de lui.

Ce lien est un lien affectif, et c’est lui qui fournit la sécurité émotionnelle dont aura besoin le jeune pour avoir un bon développement de sa personnalité.

Et comment cela se traduit il ? Par le fait d’être proche d’au moins un de ses parents, d’être pris dans leurs bras, d’être et se sentir protégé et soigné.

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Sue Gerhardt

Sue Gerhardt, une psychothérapeute et psychanaliste britannique, d’origine sud-africaine, et qui est surtout connue pour avoir écrit « why matters loves ? » va même plus loin dans le concept.

Dans son livre « the maternal love » (malheureusement non traduit en français pour ceux qui ne lisent pas anglais) Sue, en basant son travail sur les neurosciences, dit que « le bébé, pour son développement, n’a pas besoin d’aides pédagogiques ou culturelles, mais simplement qu’on le prenne dans les bras et qu’on passe de bons moments avec lui ».

Et c’est un concept assez révolutionnaire je trouve. Pas vous? Heureusement que personnellement, je n’ai jamais trop écouté les oiseaux de mauvaise augure qui justement me conseillaient (ou m’ordonnait dès fois) de les laisser pleurer. Mais, j’aurais quand même aimé avoir cet article sous les yeux plus tôt. Car on ne peut pas être toujours dans l’opposition, et dès fois on cède à la négativité. Sur ce coup la, je m’en veux beaucoup. Pour toutes les fois où je n’ai pas eu la force de caractère de résister et ne pas céder.

Selon les travaux et observations de Sue Gerhardt, au cours des trois premières années du bébé, l’attention que l’on va porter au bébé aura des conséquences directes sur le développement des zones du cerveau qui vont gérer le comportement social, la régulation émotionnelle et la gestion du stress.

Ainsi, c’est l’attention portée pendant les premières années de bébé qui va conditionner sa future conduite sociale.

 

Un autre élément important

Un autre élément important, en plus du fait de prendre ses enfants dans les bras : le regard. Allan Schore est un spécialiste des troubles et traumas affectifs. Il a montré, grâce aux neurosciences, lui aussi, qu’un des éléments, voire le plus important, pour le développement de l’intelligence sociale et émotionnelle du cerveau des bébés est le regard porté sur les enfants . Au point, que dans certains orphelinats, des personnes sont payées pour jouer ce rôle, crucial dans le développement des plus jeunes. Car le regard porté joue sur une augmentation des connexions neuronales.

Enfin, une étude récente du département de psychologie de l’université de Notre Dame aux Etats Unis, a montré, pour confirmer les propos précédents, que,  le fait de laisser pleurer un bébé, sans chercher à le consoler, aura des effets néfastes sur son avenir. En effet, cela risque d’amener des problèmes de personnalité quand il atteindra l’âge adulte.

L’étude est basée sur le comportement de 600 mères vis-à-vis de leurs enfants, qui sont devenus adultes. Les travaux ont cherché à voir s’il y avait une corrélation entre le comportement des mamans vis-à-vis de leurs enfants qui pleuraient et le développement futur des jeunes, une fois devenus adultes. Le but étant de déceler d’éventuels problèmes d’ordre psychologique une fois arrivé l’âge adulte.

La conclusion

La conclusion est que les adultes qui ont été réconfortés quand ils se sont mis à pleurer bébé sont moins anxieux et en meilleure santé mentale, que ceux qui n’ont pas été choyés.

C’est quand même un constat extraordinaire… en lisant cela, on a envie de dire merde la prochaine fois que quelqu’un osera dire « laisse le pleurer, ça lui fera du bien » 🙂

Pour Darcia Narvaez, psychologue ayant participé à l’étude : “Il faut maintenir [les bébés] tranquilles, car durant cette étape de la vie, toutes sortes de facteurs interviennent sur la façon dont ils vont se développer. Si on les laisse pleurer beaucoup, leur système sera facilement activé face au stress”.

On peut lui faire confiance quand elle nous dit de favoriser tout comportement positif vis-à-vis de nos petits chérubins, puisque tout cela aura un effet des plus bienfaisants sur leurs cerveaux et leurs développements.

Laissons-lui la parole pour conclure: “Les baisers, câlins, caresses et papouilles sont ce que les bébés attendent. Ils grandissent mieux de cette façon”, nous dit-elle. “Comme tout jeune mammifère, lorsqu’il est loin de la protection de sa mère, le bébé se sent en danger, et en réaction à cette menace, son cerveau augmente la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress”.

j’espère que cet article les conseils pour encourager vos enfants vous a plu . N’hésitez pas à le partager et à le faire connaitre auprès de parents qui seraient intéressés.

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je suis formateur en discipline positive de Jane Nelsen et Lynn Liott , j’anime des ateliers , des séminaires et des conférences sur comment appliquer la Discipline Positive,  dans votre vie familiale.

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