8 trucs pour aider vos enfants à cultiver le goût de l’effort


éducation bienviellante / dimanche, février 4th, 2018
le goût de l’effort 🙂

Le goût de l’effort (et de la persévérance) sont deux qualités indispensables pour réussir dans la vie. Des études récentes ont même réussi à démontrer qu’entre deux qualités, de nature pourtant très différente, comme l’intelligence et la persévérance, il valait mieux détenir la deuxième (le goût de l’effort ) si on veut faire quelque chose de notre vie.

Qui ne connait pas la fable du lièvre et de la tortue de notre ami Lafontaine, qui a bercé notre enfance. Ca ne parle pas d’autre chose : entre le doué, qui croit sa victoire acquise, et l’outsider (certes Jean-Jean n’employait pas ces termes…soyons moderne ) qui ne lâche pas l’affaire, et est besogneux et constant dans l’effort, qui va gagner ?????. Ben celle (la tortue) dont on a envie de se moquer au départ, car on ne lui laisse aucun crédit vu ses capacités. Il nous bien roulé ce Jean, quand on a entendu la première fois sa fable en primaire.

Je pourrais multiplier les exemples dans le monde sportif d’athlètes connus, qui n’étaient pas doués à au départ, et qui ont quand même réussi à percer au sommet grâce à leur travail. Je peux citer Jean Pierre Papin, Franck Sauzée, tous deux en équipe de France de football, Patrick Soula, ancien talonneur du Stade Toulousain, six fois Champion de France et créateur des restaurants Tommy’s, de grands basketteurs pros américains dont j’ai oublié le nom.

Désolé pour l’ancienneté des références, mais je suis moins l’actualité sportive actuellement. Mais peu importe, la réalité est la, quelle soit d’hier ou pas. On pourrait trouver 100 exemples aujourd’hui dans le même style. Ces qualités : le goût de l’effort, le goût du travail, la volonté, ce sont eux-mêmes qui l’ont annoncé lors d’interview que j’ai pu voir ou lire.
Bien sur, si nos loulous adorés peuvent cumuler intelligence et persévérance, ce serait le bonheur de tout parent. Je vous ferai des articles sur le développement de l’intelligence, afin d’appréhender ses mécanismes.

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Je vais quand même mettre un petit bémol sur mes intentions : je ne suis pas un partisan de la réussite scolaire à la japonaise ou à la coréenne. Celle qui sacrifie le bien-être des enfants à l’excellence. J’aimerai que mes enfants réussissent à l’école, mais j’aimerai surtout qu’ils soient heureux. Et j’ai presque envie de dire que c’est beaucoup plus compliqué.
Mais concentrons-nous sur le sujet du jour : le goût de l’effort et la persévérance 🙂
Je vais vous donner quelques outils afin de réussir dans cette démarche.

1) Croyez en votre enfant

Pour developper le goût de l’effort , il faut croire en votre enfant. Le premier à croire en votre loulou, c’est vous. Si vous ne croyez pas en ses capacités, comment voulez vous qu’il se croit capable de réussir. Et pour cela, il faut le laisser faire les choses, dont il est capable à son âge. N’oublions pas, qu’en général, un enfant est capable de s’habiller seul vers 2-3 ans. Peut être l’habillez vous quand même car vous êtes pressé le matin, l’horloge tourne et vous allez être en retard ? On est tous pareil 😛 . Ou alors refusez vous que vos enfants mettent la table de peur de faire tomber la belle vaisselle qui casse ?
Essayez de contourner ces problèmes. Levez vous un peu plus tôt pour que vos « zamours » puissent s’habiller seuls. Laissez les porter la vaisselle, et prenez sur vous pour ne pas crier s’ils tremblent un peu. Il ou elle renverse un peu d’eau en voulant se servir seul au restaurant ? On ne va pas vous mettre dehors je vous rassure 

2) Relativisez l’échec et les erreurs

Nous vivons dans une société où il faut être le premier, le meilleur, tout savoir tout de suite. On nous bassine avec les winners et les loosers (ça se dit encore comme ça ?), et la société de performance, qui veut qu’il n’y aura pas de place au soleil pour tout le monde. Et on oublie les vertus de l’échec. N’oubliez pas : Thomas Edison disait qu’il n’a pas eu 1000 échecs avant de réussir à créer l’ampoule électrique, mais qu’il a réussi à trouver 1000 façons de ne pas faire une ampoule. Si on est bloqué à l’idée d’échouer, on n’essaiera pas. Et on se privera d’une somme d’expérience. Voila le message à passer à nos « zamours » . Voici un puissant antidote pour cultiver le goût de l’effort  et la persévérance.

3) Soyez fier de ce que vos enfants accomplissent

Pour cela, il faut mettre de coté son perfectionnisme. Ce n’est pas parfait mais il a fait des efforts ? Axez vos félicitations sur ses progrès, sur son évolution plus que sur le résultat lui-même. Et ceci est vrai aussi si le résultat est à la hauteur de vos attentes. Félicitez les efforts qu’il a fait pour y parvenir.

4) La force de l’exemple

Les parents sont les premiers modèles des enfants. Quand vous faites une activité (par exemple du bricolage), ne baissez pas les bras à la première difficulté. Vous ne serez pas cohérent si vous voulez encourager vote loulou à persévérer, s’il vous voit ne pas le faire. Et n’envoyez pas tout balader à la première contrariété… (J’avoue que dès fois ça m’arrive encore….quand le stress et la fatigue sont la, difficile d’être zen…). Mais encore une fois, quelle image envoyons-nous ? Et quel message ? « Tu n’y arrives pas ? Fais comme papa, baisse les bras … »  👿 

5) Tenez compte de son rythme personnel

Tous les enfants évoluent selon leur propre rythme. Chacun est unique et différent. Deux enfants du même âge ne sauront pas faire les mêmes choses. Tout dépend du caractère de l’enfant, de sa position dans la fratrie, du temps qu’on peut lui consacrer (plus de temps pour le premier que pour le troisième), si c’est un garçon ou une fille (les filles évoluent plus vite, désolé messieurs…).
Ce n’est pas parce que l’ainé à marché à 8 mois, que le benjamin doit (va) faire pareil. Adaptez vos exigences à ses capacités. Et valorisez l’effort plutôt que le résultat.

6) Ne le comparez pas aux autres

Dans la suite logique, ne le comparez pas à ses frères, sœurs, cousins, cousines ou copains et copines. Peut être pensez vous mettre un peu de compétition pour son bien ? Il peut se sentir dévalorisé par cette comparaison. Voire un peu humilié si la personne qui réussit est plus jeune que lui. Il pourra en résulter de la tension vis-à-vis de son frère, ou de sa sœur, et la création d’un climat malsain de rivalité, pour bénéficier de l’attention du parent. Cela l’aidera à développer le goût de l’effort .

7) Tenez compte de ses préférences

Bien sur beaucoup de parents voudraient que leurs enfants soient un prodige du piano. Mais c’est pour faire plaisir à qui ? A vous ou à votre enfant ? Ou à votre entourage et connaissances? Prendre une revanche sur votre passé ? Votre loulou aura peut-être plus de persévérance face à la difficulté d’apprentissage, pour un sport ou une activité qu’il aura lui-même choisit, car il l’aime le faire, et le pratiquer.

8) Participez aux activités scolaires / devoirs

Intéressez vous à ses journées, à l’ambiance à l’école, ses relations avec ses camarades et instits ou professeurs. Aidez-le à faire ses devoirs, et que cela se fasse dans la joie. N’ayez pas de propos négatifs vis-à-vis du monde scolaire, genre « chouette c’est les vacances, fini de vous emmerder à l’école ». Ayez toujours un discours positif. Sans lui mentir si vous étiez un cancre, mais partagez vos expériences heureuses lors de votre jeunesse. Je dis toujours à mes enfants : « l’école c’est bien, vous apprenez des choses que vous ne verriez pas à la maison, vous avez des copains, copines, etc…Après le week-end c est bien aussi, car on est tous les quatre, et on fait d’autres choses, on profite de la famille ». J’essaie du mieux que je peux pour ne pas valoriser les week-ends ou les vacances plus que l’école.

Montrez lui que vous êtes la pour l’aider s’il a des difficultés. En lui montrant que vous accordez une place importante à l’apprentissage et à l’école. Il saura qu’il pourra compter sur vous s’il se décourage.

Conclusion :

J’aime conclure  🙂 , (et n’y voyez pas de mauvais jeux de mots), surement des souvenirs de devoirs d’école.
Il est très important d’encourager le goût de l’effort et de la persévérance chez nos loulous. Ça leur servira dans tous leurs projets futurs : que ce soit école, sport, vie sociale, amoureuse ou professionnelle. Ils en tireront une immense satisfaction, et plein de bénéfices.
Mais cela demande un peu d’effort aussi de notre part. Le goût de l’effort ça commence par nous. Comme souvent avec les enfants, la force de l’exemple est la première chose à faire pour leur transmettre les bonnes habitudes. Surtout si pour nos petits bouts, être grand c’est faire comme papa et maman…comme je pouvais en avoir envie moi-même petit. Et c’est pour ça que je me suis mis à fumer…heureusement j’ai arrêté depuis 
Et pour finir :La patience pour les parents : ça ne viendra pas du jour au lendemain : un loulou qui baisse les bras a besoin de temps pour reprendre confiance en lui.

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retrouvez mon article sur la discipline positive en cliquant ici

N’hésitez pas à partager cet article sur le goût de l’effort auprès des parents que vous connaissez, il n’est jamais trop tard pour enseigner la persévérance et le goût de l’effort à nos p’tits zamours.
Si vous voulez mieux me connaitre cliquez ici ou ici.
Et vous, comment faites vous pour encourager vos enfants ? Avez-vous des astuces à partager quand ils se découragent ? N’hésitez pas à partager vos expériences.

Une réponse à « 8 trucs pour aider vos enfants à cultiver le goût de l’effort »

  1. J’aime beaucoup cet article.
    Fichtre, je me retrouve bien, et c’est vrai que lorsque l’on y pense (aux 8 outils proposé ci dessus) lorsque l’on est dans les situations abordées, et bien cela fait une grande différence de les appliquer.
    Je confirme que nous sommes les modèles pour nos enfants et que nos « moins bon côtés » sont plus facilement intégrés par nos enfants que les « bons ».
    Tout ne se fait pas en une journée, l’apprentissage est beaucoup plus profitable par petite dose : c’est quelques minutes par jour, quelques exemples par semaine qui permettront de développer votre enfant. Vous pouvez aussi revenir sur des faits passés quelques jours avant pour en parler avec votre enfant et lui faire analyser le changement de situation, et lui montrer sa progression, même minime, cela lui servira d’encouragements pour les étapes suivantes.

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