Peut-on développer l’intelligence de l’enfant ?


développement de l'enfant, école et développement / mardi, octobre 16th, 2018

Peut-on développer l’intelligence des enfants ? Ou celle-ci est-elle innée et acquises à la naissance ? Ou est-elle transmise avant la naissance, à travers les gènes et donc figée à jamais? Sans possibilité de l’améliorer ?

La question est importante et me passionne au plus haut point.

Elle est même cruciale car on a tous conscience des enjeux derrière cette question et ses réponses.

peut on développer l’intelligence des enfants?

En effet, qui n’a jamais eu envie de renforcer et d’améliorer les capacités intellectuelles de ses enfants ?

C’est un doux euphémisme de dire que la France est en crise. Face aux millions de chômeurs, comment ne pas ressentir de l’inquiétude. Voire de l’angoisse quand on pense à l’avenir de ses enfants ?

Vont-ils réussir leurs études ? Auront-ils les capacités de suivre des cours de haut niveau qui leur permettraient d’assurer leurs carrières futures et les mettre à l’abri du besoin ?

Auront-ils l’envie de suivre ces études d’ailleurs ?

Voici quelques-unes des questions que se posent tous parents un minimum soucieux de l’avenir de leurs chérubins.

Au risque de passer pour le vieux c… de service, j’ai envie de dire que c’était plus simple quand nous étions jeunes. Pour nous et pour nos parents. (honnêtement, je ne l’ai pas connu cette période,  mais on m’en parle un peu comme un paradis perdu…)

Avant le chômage de masse, il suffisait de choisir un métier dans lequel nous avions un minimum de talent (je pense aux personnes avec du bagout qui s’orientaient vers les métiers de la vente par exemple) ou un minimum de préférence et d’affinité. Quand ce n’était pas le métier de nos parents que nous choisissions (ou qui nous choisissait…sous la pression consciente ou inconsciente de nos géniteurs 🙂 )

L’intelligence des enfants?

 

Pire, maintenant avec le développement de l’intelligence artificielle, nous ne sommes même plus sûrs que les métiers actuels existeront dans 10 ou 15 ans.

Ces incertitudes sur l’avenir scolaire et professionnel de nos enfants font que l’on risque de leur mettre la pression pour qu’ils réussissent. Mais est-ce vraiment ce qu’il faut faire ? Va-t-on les aider, ou alors les dégoûter d’étudier et leur faire perdre confiance en eux ?

Je me souviens d’avoir lu des témoignages d’anciens étudiants déclarant avoir craqué une fois le brillant diplôme acquis, après avoir subi des années de pressions parentales. Ils avaient tout lâché pour un tour du monde, pour finalement revenir difficilement à terme dans le monde du travail.

Je me rappelle également récemment les témoignages d’anciens étudiants en première année de médecine, suite à la sortie d’un film sur ce milieu,  racontant avoir vu des camarades exploser en vol et finir barman, afin de décrocher de la pression du milieu étudiant.

Il est donc important de bien comprendre s’il est possible de développer l’intelligence et les capacités de nos enfants, afin de les aider à progresser dans leurs études, et dans leurs vies.

Plus ils seront intelligents, et plus, a priori, ce sera facile pour eux d’étudier, non?????

Je partage avec vous dans cet article mes recherches et mes inquiétudes, car en tant que parent, je me pose 1 000 questions sur l’avenir de mes deux chérubins.

Comment définir l’intelligence ?

Avant toute chose, il est important de définir ce qu’est l’intelligence, et voir à quoi elle sert.

Voici une définition que j’aime bien:  l’intelligence est un ensemble de processus qui permettent de comprendre, d’apprendre et de s’adapter aux situations nouvelles.

L’intelligence a donc un but depuis le début de l’humanité : celle de permettre à l’homme de s’adapter à son environnement afin de survivre.

Or les études récentes, et notamment les neurosciences, ont montré que l’image de soi est très important dans chaque nouvelle expérience, et dans toute activité liée à un apprentissage.

Et  qu’est ce qui contribue à construire l’image de soi, positive ou négative ? Différents éléments, tels que l’éducation reçue de ses parents, la façon dont les enseignants perçoivent l’enfant et se comportent avec lui, ou encore le regard des autres porté sur lui.

Ainsi cette interaction extérieure va construire un système de gestion de l’information qui sera nécessaire à la maturation du cerveau.

Comment faire alors pour développer ce système de gestion ?

En fait, il n’est pas important de savoir si en réalité, l’intelligence est statique ou évolutive. Si l’intelligence est figée définitivement ou si elle peut évoluer dans le temps sous l’action de différents facteurs.

Le plus important, c’est que les enfants eux-mêmes croient que l’intelligence évolue. Qu’ils peuvent faire évoluer et augmenter leur intelligence. Ainsi les enfants penseront qu’ils ont la main sur leurs destins, à travers leur potentiel. Celui-ci n’est pas figée, ni leurs capacités, du fait de leurs origines, leurs milieux sociaux, ou la génétique de leurs parents.

Et comment faire pour les aider le mieux à développer leurs potentiels?

je vous le donne en mille : en leur apprenant le goût de l’effort.

Car c’est prouvé lors de multiples expériences et études scientifiques à travers le monde, l’enfant à qui on aura donné le goût de l’effort, qui sera convaincu que l’intelligence est évolutive, et donc a la possibilité de la faire évoluer, aura le goût d’apprendre, sera capable de relever des défis, et au final aura un meilleur parcours scolaire qu’un autre. Et cela même si ce dernier aura un niveau d’intelligence supérieur, saura qu’il est intelligent, mais pensera que son intelligence est figée.

Toute la difficulté revient maintenant à donner ce goût de l’effort.

J’ai d’ailleurs déjà écrit des articles sur le sujet ici, et ici qui viendront compléter celui-ci.

Afin de vous donner quelques pistes sur comment faire, sachez qu’il faut éviter de valoriser son enfant pour ce qu’il est. A la place, il faut le valoriser pour ce qu’il fait.

J’en reviens sur la différence entre compliments et encouragements.

Ainsi, si vous pensiez avoir trouver la solution en valorisant systématiquement votre enfant avec des « très bien, tu es très intelligent » ou « super, tu es très doué », il s’agit d’une erreur.

Une erreur de bonne foi, puisqu’il semble tout naturel d’avoir le réflexe de complimenter les plus jeunes, en pensant leur donner ainsi confiance en eux. Je suis aussi passé par là, comme tout le monde.

Mais cela revient à le féliciter pour ce qu’il est, et non ce qu’il fait. Vous me direz : « quelle différence ? »

Le souci c’est qu’avec ce genre de compliment, on implante dans le cerveau de l’enfant que sa performance vient d’une intelligence innée. Ainsi, le jeune élève attribuera sa réussite à un don et non comme la récompense de ses efforts.

Dès lors, le risque pour ce type d’enfant est que face à des situations où un investissement intellectuel plus élaboré est demandé, arriveront les premiers échecs. Comme dans toute activité humaine naturellement. Personne ne peut se vanter de réussir sans avoir connu aucune erreur ou aucun échec. Cela fait partie de toute aventure humaine j’ai envie de dire. Pas de jour sans la nuit ou d’été sans l’hiver.

Mais les enfants qui ont été valorisés comme étant intelligents, avec une intelligence statique, vont interpréter ces échecs comme une barrière de leurs potentiels.

N’ayant pas eu le mode d’emploi des processus de résolution des problèmes, et notamment comment apprendre de leurs erreurs, ils peuvent être perdus. En effet, dans le mythe du « génie » (ou celui pour qui c’est inné), la fourniture d’effort s’apparente à « limite de capacité ».

On est dans le cas d’élèves brillants qui ne réussiront pas dans leurs études, car ils ne sauront pas produire les efforts nécessaires et s’investir pour réussir.

En conclusion,

Ce sont les croyances et la perception de notre propre capacité qui aura un fort impact sur le résultat final. Notamment sa croyance sur l’intelligence statique ou évolutive, et sa perception de l’échec.

Je réécrirais des articles sur ce thème car c’est un sujet qui me passionne.

Laissez moi vos commentaires pour me dire si vous pensez que l’intelligence est innée ou acquise?

SI VOUS VOULEZ TELECHARGER LE PDF DE CET ARTICLE , CLIQUEZ ICI : https://franckfranck-c.systeme.io/87d9cb86

Je suis formateur en discipline positive de Jane Nelsen et Lynn Liott , j’anime des ateliers , des séminaires et des conférences sur comment appliquer la Discipline Positive, dans votre vie familiale.

Je suis également coach parental , coaching dans lequel je vous accompagne afin d’appliquer la parentalité bienveillante dans votre famille

Si vous voulez me connaitre plus , allez sur la page ici où j’explique mon parcours 

n’hésitez pas à me joindre par mail pour connaitre les dates des prochains ateliers.

 

2 réponses à « Peut-on développer l’intelligence de l’enfant ? »

  1. Merci pour votre article. Ca n’engage que moi mais je le trouve assez anxiogène…Puis-je donner mon avis ? Ce n’est qu’un avis à verser à la réflexion, aucunement une critique de votre travail. J’espère que vous le prendrez comme ça.
    Un étuidant en médecin qui devient barmann est-ce un échec ou une étape de vie ?
    La vie et la formation que nos enfants suivront, comme nos itinéraires personnels et professionnels, ne sont pas linéaires. C’est ce qu’on a trop tendance à entendre dans le système scolaire : comme si rien n’exister que la sacrosainte réussite scolaire (je sais de quoi je parle, je suis prof en lycée).
    Faire confiance à nos enfants et leur donner le goût non pas de l’effort mais des belles choses (art, nature, relation humaine apaisée, humanisme et ouverture à l’autre), voilà notre rôle de parent. Voilà notre premier job. J’ai souvent entendu des parents en réunion parent/prof dire avec gentillesse à leur enfant : « mais tu n’as eu que 17, où sont les 3 points ? Je sais que tu peux mieux faire ». Moi, ça me désole. Ca en dit long aussi sur l’angoisse de la réussite de notre génération.
    Et si on laissait la chance à nos enfants d’inventer leurs critères de réussite puisque, comme vous le dites, l’intelligence artificiel va modifier l’emploi dans un avenir très proche ?

  2. bonjour Cynthia merci de ce commentaire très pertinents,
    effectivement je suis d’accord sur le « perdre sa vie à la gagner » et « réussir sa vie ou réussir dans la vie? »
    en gros : a t’on loupé sa vie si on n a pas réussi socialement?
    personnellement, ma réponse est claire : non

    ce que je dis souvent (peut être pas dans cet article mais vous le trouverez dans d’autres) c’est que je veux donner à mes enfants toutes les armes possibles pour les aider à choisir leurs avenirs

    et non pas subir le système

    j’essaierai d’être plus clair dans mes prochains articles , mais dans d’autres c’est déja le cas : la pression est terrible sur les enfants (d’ailleurs je le précise justement dans l’exemple du barman)

    être barman OK si c’est un choix : pas une obligation , dans ce cas c’est la pression subit toute son enfance qui ont fait craquer l’étudiant en médecine

    sera t’il heureux dans ce métier? a voir puisqu’il le subit

    mais si oui tant mieux

    Franck

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