les clés de l’éducation positive


éducation bienviellante / lundi, mai 14th, 2018

Les 8 clés pour une éducation positive

Pour ceux qui ne connaissent pas l’éducation positive et bienveillante, il s’agit d’un modèle d’éducation qui permet de sortir des vieux schémas que l’on a tous connu : cris, violences psychiques, voire physique, menaces, punitions, chantages, culpabilisation et j’en passe.

Tout le monde a subi ce genre de situations dans son enfance. Les partisans les plus acharnés de ce mode d’éducation vous répondront : « ben oui, j’ai pris des claques en étant petit, mais je les méritais, et je n’en suis pas mort ».

Ça me fait un peu penser aux hommes qui disent à propos d’une fille qui s’est fait harcelée ou agressée « ben oui mais t’as vu comme elle était habillée… ?».

La, on se retrouve un peu dans le même contexte.

les clés de l'éducation positive
les clés de l’éducation positive

Certains me diront : « ben oui, mais ce mode d’éducation fonctionne, quand j’essaie d’être plus cool, ils en profitent… ». Oui, mais le problème, c’est qu’en général, sans les bonnes connaissances, ceux qui veulent passer d’un mode d’éducation autoritaire à un mode bienveillant, ont plutôt tendance à basculer vers le laxisme et le laisser-faire.

Or, ce n’est pas ça la solution. De passer de la tolérance zéro à « je laisse tout faire ». Le mode d’éducation idéal allie bienveillance et fermeté.

L’un sans l’autre, c’est la garantie que quelque chose ne fonctionnera pas.

De plus, il est certain que les punitions fonctionnent. Menacez et punissez votre enfant à chaque bêtise qu’il fera, et il s’arrêtera de les faire. Vous aurez gagné …à court terme. Mais vous serez perdant sur le long terme. Culpabilisation, chantage, punitions, … sont efficaces sur l’instant. Mais ont tellement d’impacts négatifs sur le développement des enfants qu’il vaut mieux les supprimer. Surtout qu’il y a des outils à la disposition des parents bien plus efficaces.

Pour illustrer mon propos, je vais comparer avec l’écologie. Certes en utilisant les pesticides, on obtient une agriculture massive. Mais à quel prix ? On gagne sur le court terme. Mais en détruisant la planète sur le moyen et le long terme.

L’éducation positive et bienveillante, en rupture avec l’autoritarisme, se tourne plutôt vers la non-violence. Il s’agit d’écouter les sentiments (les siens et ceux de ses enfants), d’exprimer les besoins de chacun, et de résoudre les conflits plutôt dans un concept de gagnant-gagnant, en favorisant la coopération.

Je l’ai déjà dit dans mes articles, mais le but n’est pas d’être le parent parfait, ou de gagner le titre aux olympiades de l’éducation.

Juste se recentrer sur soi et ses enfants, en ouvrant son cœur et ses émotions. Afin de se reconnecter.

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Voici quelques clés pour y parvenir :

  • Faites-vous confiance

Il faudra du courage pour être un parent bienveillant. Face aux critiques de vos amis, votre famille, vos propres parents peut être.

Il faudra suivre votre instinct, et savoir vous affirmer face aux personnes qui vous conseilleront (critiqueront ???? mais pour votre bien, c’est promis, juré) de le laisser pleurer. Qui vous diront que vous allez faire de votre enfant un enfant roi. Ou analyseront à votre place que votre enfant fait un caprice.

Ceux la même qui crient sur leurs enfants ou les élèvent comme à l’armée.

Il faudra vous faire confiance. Croire en vous. Vous avez tous le potentiel pour devenir les meilleurs parents pour vos enfants. Il suffit de vouloir prendre ce merveilleux chemin, et d’accepter d’être aidés pour dépasser vos peurs et vos doutes.

les clés de l'éducation positive
les clés de l’éducation positive
  • Comprendre les besoins de vos enfants

Il ne faut croire que vos enfants sont nés pour vous faire la guerre. C’est une vision un peu psychanalytique qui voit l’enfant comme hanté de pulsions qu’il faut canaliser. En résumé, votre enfant est un petit sauvage qu’il faut sauver malgré lui.

Mais avec cette vision, on entre plutôt en guerre contre sa progéniture, sans essayer de comprendre la motivation de ses gestes et actes.

Or, souvent, voire toujours, derrière une réaction inappropriée se cache un besoin. Et cela peut être un appel au secours de votre enfant à travers un comportement qui peut vous paraitre comme grossier ou vulgaire.

Comme dit Jane Nelsen, fondatrice de la Discipline Positive, les enfants ont besoin de se sentir appartenir à un groupe. Et le premier de tous est la famille. Imaginez le cercle vicieux. Vous êtes fatigué et stressé par le travail. Vous négligez un peu un de vos enfants. Qui réagit par un comportement un peu borderline, juste pour attirer votre attention. Mais comme vous voulez le canaliser, vous vous emportez. Vous voulez reprendre le contrôle de la situation. Vous entrez en conflit avec lui. Ce qui laisse penser à votre rejeton que, justement, il avait raison : vous le rejetez.

Si vous avez compris que derrière chaque attitude, il y a un besoin, ça change totalement votre façon de réagir. Vous ne regarderez plus votre enfant comme une bête fauve, mais comme un enfant qui veut vous passer un message.

  • Sachez accueillir leurs émotions

Il est important que les enfants expriment leurs émotions. Et qu’ils sachent tout d’abord les reconnaitre. Pour cela, tout d’abord, il faut éviter de les nier quand ils les expriment. S’ils tombent et qu’ils ont mal, évitons de leur dire « ben non, t’as pas mal, ce n’est rien ».

Bravo à celui qui a le casque pour lire les émotions des autres…faudrait travailler pour la police, pour rechercher les malfaiteurs 😊.

De même, si votre loulou a perdu un jouet et qu’il fait une crise, évitons de dire « quelle histoire pour un jouet… ». Ben oui mais peut être que pour lui, c’est aussi important que si nous perdions 10 000 euros…

Petite remarque : je ne suis pas un donneur de leçon, mais je suis passé par tous les pièges du parent qui veut bien faire mais qui gaffe à répétition. J’essaie à travers mon expérience de vous faire économiser du temps et des tracas 😊

Les choses de base étant dites, comment peut-on les aider efficacement à exprimer leurs émotions ?

Vous pouvez par exemple utiliser un tableau sur lequel serait marqué une grille de sentiments et d’émotions. Et un code de couleur, par exemple du vert au rouge, pour indiquer l’intensité des émotions.

A vous de demander régulièrement à vos loulous comment ils se sentent, en montrant l’exemple. Vous leur indiquez vos sentiments, l’état de votre humeur. Ça peut être intéressant un jour de grande fatigue ou de grand énervement. Ils sauront ainsi qu’ils devront faire attention :).

  • Soyez empathique

La première fois que j’ai entendu parler d’empathie, et surtout que cela m’a interpellé, c’était lors d’une conférence du Laurent Combalbert, ancien négociateur du RAID.

Il expliquait que nos méthodes traditionnelles d’éducation étaient plus du dressage qu’autre chose. A base de punitions et de récompenses, de cris , voire même de coups.

C’est terrible quand on y pense. On dresse nos enfants comme des animaux.

A la place, il disait d’introduire l’empathie. Mais qu’est-ce que l’écoute active ? C’est juste comprendre le sentiment qui se cache derrière le message de l’autre. Essayez de décoder ce que vos enfants veulent vraiment vous dire. Ce ne sera pas facile au début. Mais avec l’entrainement, on peut y arriver facilement. Il faut vouloir se connecter à l’autre.

Mais être dans l’empathie, ne veut pas dire partager les sentiments de l’autre. Un médecin peut être empathique, afin de mieux soigner ses patients. Mais, il ne peut pas prendre la peine de tout le monde. Sinon, il ne pourrait pas exercer.

Un autre avantage,c’est qu’en étant réellement attentif à la discussion de votre enfant, vous lui accordez la possibilité d’exprimer son vrai ressenti.

  • Fixez des limites à vos enfants

Education bienveillante ne veut pas dire permissivité. C’est souvent ce qu’on reproche à ce courant de pensée. Enfin, par ceux qui ne le connaissent pas vraiment.

Jane Nelsen dit qu’il faut allier bienveillance et fermeté. Et la fermeté commence juste au moment où votre bien-être est menacé (je développerai dans le point suivant).

Donc, il y a des règles dans la famille. Certaines peuvent être négociés. D’autres non. Tout ce qui concerne les situations dangereuses, la santé, l’hygiène par exemple ne sont pas négociables.

Pour le reste, on peut discuter des modalités ensemble, dans de véritables réunions de familles, où tout le monde a le droit à la parole.

Et on peut commencer dès l’âge de 3 ans.

Comme dit Haim Ginott, docteur de psychologie, et spécialiste des enfants : « toutes les émotions sont légitimes, tous les comportements ne sont pas acceptables. Chaque acte que l’on pose a des conséquences, positives ou négatives. Le savoir responsabilise l’enfant. »

  • Accordez-vous du plaisir

J’ai toujours dit que pour que nos enfants soient heureux, il faut déjà que nous, parents, le soyons aussi. Si nous ne sommes pas bien, pour une raison quelconque, nous ne pourrons pas transmettre notre joie de vivre à nos zamours. De plus, si nous agissons contre nos valeurs, ou si nous nous sacrifions trop pour, ce qu’on pense être le bien-être de la famille, nous pouvons toujours nous forcer, mais ça ne tiendra qu’un temps.

Le risque, c’est qu’à vouloir être trop dans la bienveillance, on a tendance à s’oublier soi-même. Que ce soit dans le renoncement d’une règle que l’on s’était fixé, ou encore dans la réalisation de ses propres désirs. Un exemple, le mercredi soir, j’ai ma séance de sport à l’extérieur. Et en général, Lino veut toujours que je reste pour manger à la maison.

Mais j’essaie de ne pas y renoncer, car c’est un peu un moment à moi, pendant lequel je ne suis pas au travail, mais pas à la maison non plus. Et même si j’adore mes enfants, je m’accorde cette récréation pour moi tout seul.

Il ne faut pas que vous considériez l’éducation (bienveillante ou non) comme un sacrifice. Sinon vous allez développer des rancœurs vis-à-vis de ceux pour qui vous vous sacrifiez. Et comme ce sont vos enfants, ce serait dommage.

  • Préférez les solutions aux punitions

Comme vous le savez peut-être, je suis formateur en Discipline Positive de Jane Nelsen. J’adore cette discipline, qui est pour moi complète. Mais je ne suis pas fermé aux autres courants de pensée. Je pense qu’il y a du bon à prendre partout.

Je vais me servir des écrits de Jane Nelsen pour illustrer ce propos. Dans la parentalité positive, il est recommandé de limiter, et même supprimer totalement les punitions. Ça peut faire peur à beaucoup de monde. Mais comment nos enfants vont-ils nous obéir si on ne les punit pas ? se diront les partisans de l’éducation autoritaire.

Le souci, c’est que les punitions entraînent des réactions chez les enfants, que la Discipline Positive nomme les « 4 R » : la rancœur, la revanche, la rébellion et le retrait (la dissimulation). Même si je ne vais pas développer ces notions ici, vous voyez bien que sur le long terme les punitions peuvent avoir des conséquences désastreuses.

Dès lors plutôt que punir, qui est un acte tourné vers le passé (la faute commise), qui a plutôt tendance à faire payer et à humilier, ayez plutôt comme réflexe de faire rechercher à votre enfant la solution.

Le principe est que la solution choisie va devoir aider l’enfant à s’améliorer, et lui permettre de résoudre le problème rencontré.

Cela permettra d’aider et faire grandir l’enfant, plutôt que de le blesser.

  • Personnalisez vos « outils »

L’éducation positive et bienveillante peut vous fournir une multitude d’outils à votre disposition. Souvent, ils seront complémentaires. Pour connaitre pas mal de courants différents, et pour assister à nombreux séminaires et conférences, on retrouve une bonne base commune et similaire. Il peut y avoir des différences , mais les fondation sont les mêmes.

Mais comme l’éducation est une science humaine, la difficulté est que vous interagissez avec des enfants : des êtres humains.

Donc ce qui marchera avec l’un ne fonctionnera pas avec l’autre.

C’est la que ce sera un peu plus compliqué. Il faudra vous approprier les outils de l’éducation bienveillante et les personnaliser en fonction de vos enfants. Essayez, voir ce qui fonctionne. Et être patient. Un enfant qui a l’habitude d’être puni va se méfier quand vous vous tournerez vers l »éducation positive. il cherchera quelle est l’entourloupe :). Il faudra garder l’espoir, et la motivation. il faut juste du temps , de l’observation , des tentatives :).

Conclusion

N’hésitez pas à partager et à faire connaitre cet article. Auprès de parents qui seraient intéressés par ce thème .

cliquez sur le lien si vous voulez connaitre plus la discipline positive 

je suis formateur en discipline positive de Jane Nelsen et Lynn Liott , j’anime des ateliers , des séminaires et des conférences sur comment appliquer la Discipline Positive,  dans votre vie familiale.

Et si vous voulez me connaitre plus , allez sur la page a propos ou présentation du blog . 

n’hésitez pas à me joindre par mail pour connaitre les dates des prochains ateliers.

Et laissez moi vos commentaires pour me dire si vous voulez plus d’articles comme celui ci.

 

 

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